Oestro-progestatifs

De façon synthétique, disons qu’elles agissent en bloquant l’ovulation par action sur la glande hypophysaire, tout en ayant une action sur la glaire cervicale (empêchent les spermatozoïdes de remonter vers l’ovule) et la muqueuse utérine (empêchent la nidation)

A. La pilule
Qu’elle soit mono, bi ou tri phasique selon qu’elle contienne un, deux ou trois dosages différents au cours du cycle, les pilules ont une efficacité équivalente.
Le choix initial se fera plutôt vers une pilule monophasique, remboursée, quitte à modifier ce choix ultérieurement selon la tolérance médicale ou les effets ressentis
Les nouvelles pilules contenant un œstrogène « naturel » ou de nouveaux progestatifs ne sont pas un réel progrès en termes d’efficacité et doivent être des prescriptions de seconde intention en raison des risques cardiovasculaires et carcinologiques plus importants qui leur sont attachés.
Leur prise est quotidienne, de préférence à heure fixe (il existe une tolérance de 12 heures maximum), avec une interruption de 6 à 7 jours selon la marque de la pilule, période durant laquelle surviennent les règles (certaines sont à prise continue pour éviter au maximum les oublis, mais contiennent un nombre variable de comprimés « placebo », c’est-à-dire sans contenu hormonal).


B. Le patch transdermique
Il n’en existe qu’une seule sorte. Il doit être changé toutes les semaines pendant 3 semaines. Il a les mêmes effets indésirables et les mêmes contre-indications que les pilules. Il n’est pas remboursé par l’Assurance maladie.


C. L’anneau vaginal
Il doit être changé toutes les 3 semaines et demande un apprentissage pour le poser soi-même et avoir le maximum d’efficacité. Il possède, comme le patch, les mêmes indications, contre-indications et la même surveillance médicale que les pilules. Lui non plus n’est pas remboursé.

 

Les Progestatifs

A. Les pilules
Micro progestatives ou progestatives selon la quantité et le type d’hormone contenu dans chaque comprimé, elles doivent être prises en continu, à heure fixe (la tolérance n’est que de 3 heures maximum pour les micro progestatives).
Leur indication est plus souvent particulière (post-partum, allaitement maternel, contre-indication aux oestroprogestatifs), mais peut être également faite de façon courante.
Dans bons nombres de cas, elles se caractérisent par l’absence de règles (ce n’est pas un problème), bien que parfois les cycles puissent être à peu près normaux, ou au contraire très irréguliers, voire plus ou moins permanent (c’est une cause d’interruption de cette contraception).

La Pilule du lendemain


C’est une méthode de dépannage, d’urgence en cas d’absence de contraception ou d’incident (par exemple la rupture d’un préservatif) au cours d’un rapport.
Elle doit être prise le plus tôt possible après ce rapport potentiellement fécondant (plus la prise est éloignée du rapport, moins l’efficacité est importante) et de toute façon entre 3 et 5 jours au maximum selon la marque de la pilule du lendemain. Il en existe actuellement deux sortes qui peuvent être obtenues en pharmacie sans prescription médicale.

 

L'implant

C’est une petite barrette de quelques centimètres que votre médecin implante sous la peau du bras et qui contient de l’hormone progestative qui sera délivrée en continu durant une période de 3 ans (l’implant doit être changé tous les 3 ans).

Les injections

 

Contraception réservée à des situations médicales particulières, elles ont une efficacité d’environ 3 mois