Les vaccins sont-ils dangereux ?

 

En France, il existe une polémique sur les effets indésirables potentiels des vaccins, en particulier ceux de l’hépatite B, de la grippe A, plus récemment  du papillomavirus, mais aussi de façon plus générale de l’ensemble des vaccins.

Pourquoi une telle polémique ?

Il est très difficile de répondre à cette question, mais il apparaît que derrière des arguments qui peuvent s’entendre et même parfois se justifier, des intérêts de toute autre nature que la seule santé individuelle ou collective sont en jeu, mais il n’est pas dans notre propos d’en débattre ici, chacun étant à même de se déterminer en fonction de ses connaissances et de ses sensibilités.

Qu’en est-il sur le plan scientifique ?

Toutes les dernières études internationales concordent pour affirmer l’absence de lien direct entre ces vaccins et l’apparition, ou l’aggravation, de maladies neurodégénératives telle la sclérose en plaque qui est la plus souvent citée.

http://controverses.sciences-po.fr/archive/hepatiteb/wordpress/index-8234.html

Seul un lien avec le syndrome de Guillain et Barre (atteintes nerveuses périphériques) a été évoqué avec le vaccin contre le papillomavirus responsable du cancer du col de l’utérus  Des accès de fièvre bénigne (de plus en plus rarement) et/ou de douleur au point d’injection ont été également notés.

https://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/GuillainBarre-FRfrPub834.pdf

En France, jusque-là seuls 3 vaccinations étaient obligatoires (Diphtérie, Tétanos et Poliomyélite = DTP), les autres étant simplement recommandées, mais pouvant être exigées selon certaines circonstances de voyage ou d’orientation professionnelle. Par ailleurs, il était devenu difficile, voire impossible, de trouver un vaccin ne comportant que ces trois seuls vaccins obligatoire, tous étant associés à un ou plusieurs autres vaccins recommandés.

Il est résulté de cette double situation, un déficit de couverture vaccinale avec la réapparition en France de certaines maladies. Se vacciner, c’est bien sûr se protéger soi-même, c’est aussi protéger son entourage immédiat et c’est enfin faire preuve de responsabilité collective. Il faut en effet une couverture vaccinale d’environ 92% pour éteindre le foyer naturel du virus et éviter ainsi sa propagation (c’est ainsi que la variole a disparu à l’échelle mondiale et que d’autres viroses ont été éradiquées dans certains pays scandinaves par exemple). La vigilance doit être constante et l’effort poursuivi, au risque de voir réapparaître les épidémies aujourd’hui disparues avec leurs cortèges de complications, de séquelles parfois gravissimes, quand ce n’est pas de morts.

C’est pourquoi, sur proposition du ministre de la santé, la représentation nationale a voté le caractère obligatoire de 11 vaccins (ceux que votre médecin pratiquait déjà).

Refuser ces vaccinations, en particulier pour vos enfants, pourra vous exposer à des poursuites judiciaires et à des refus d’inscription à l’école par exemple. En toute connaissance de cause et en toute liberté, vous devrez en assumer la responsabilité (votre refus sera consigné dans votre dossier médical ou dans celui de votre enfant).

Vous aurez bien sûr la possibilité de revenir sur votre choix initial, en fonction des nouvelles connaissances que vous aurez acquises et de vos nouvelles convictions. Il suffira alors de mettre à jour votre calendrier vaccinal selon les recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) alors en vigueur.

http://inpes.santepubliquefrance.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1175.pdf